Les élus CFDT ont demandé à plusieurs reprises en instance la mise en place de mesures pour compenser la hausse du carburant, impact direct des tensions géopolitiques.
L’employeur a finalement décidé de mettre en place des mesures de manière unilatérale, malgré la demande des élus d’ouvrir une négociation pour aboutir à un accord.
Mesures applicables :
- Une prime forfaitaire de 200 € nets sera versée sur la paie de juillet 2026.
Bénéficiaires : l’ensemble des salariés de l’UES (CDI, CDD, alternants, temps plein ou temps partiel), sans condition d’ancienneté.
Non éligibles au dispositif : les salariés bénéficiant d’un véhicule de fonction avec prise en charge du carburant (ou de l’électricité) ainsi que ceux dont l’abonnement de transport est remboursé ne sont pas éligibles.
La prime sera proratisée en fonction du nombre de jours de présence sur site entre mars et juin 2026.
Revalorisation des indemnités télétravail
Pour la période de mars à décembre 2026, les indemnités de télétravail sont revues à la hausse (sous réserve de la signature d’un avenant à l’accord) :
Forfait journalier : Passage de 2,70 € à 3,25 € net.
Plafond mensuel : Augmentation de 32,40 € à 50 € net.
Régularisation : Un versement rétroactif pour la période de mars à juin sera effectué sur la paie de juillet 2026.
Les élus ayant souhaité prendre part au vote se sont positionnés favorablement pour ces mesures, à l’unanimité.
La CFDT estime que la direction aurait pu aller plus loin.
Le 21 mai 2026, le gouvernement a annoncé le renforcement et la simplification de la prime carburant employeur. Depuis juin 2026, le plafond d’exonération est passé de 300 € à 600 € par an et par salarié. Cette prime est exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu et peut désormais être versée aux collègues utilisant leur véhicule pour se rendre au travail sans les anciennes conditions liées notamment au lieu de résidence ou à l’absence de transports collectifs.
Malgré ce dispositif plus favorable, la direction a choisi de retenir un plafond inférieur. Les élus CFDT considèrent qu’un plafond de 300 € aurait permis d’apporter un soutien plus important aux collègues qui utilisent quotidiennement leur véhicule pour se rendre sur leur lieu de travail.
Déclaration CFDT lue en instance :
Les élus CFDT se félicitent que la direction ait accepté de réfléchir aux différentes demandes qu’ils ont formulées en instance afin d’accompagner les collègues impactés par l’augmentation du coût du carburant.
La CFDT regrette toutefois que ces mesures n’aient pas été prises dans le cadre d’une négociation. Pour un groupe de Protection Sociale, cela ne contribue pas à renforcer la qualité du dialogue social.
Les élus CFDT regrettent également que l’assouplissement du télétravail n’ait pas été retenu, notamment la possibilité de ramener l’obligation de présence sur site à un jour par semaine au lieu de deux.
Par ailleurs, les élus CFDT estiment que la direction aurait pu aller plus loin concernant le plafond de la prime carburant. Avec un plafond fixé à 300 €, les collègues présents cinq jours par semaine sur site, et donc les plus exposés à la hausse des coûts de carburant, auraient pu bénéficier d’un soutien plus important.
Ils soulignent également qu’avec le dispositif proposé, la déduction liée au forfait télétravail réduit significativement le montant perçu par certains salariés. Ainsi, les collègues disposant d’un forfait de 100 jours de télétravail percevraient en moyenne 100 € de prime après application de la proratisation.
Malgré ces réserves, les élus CFDT rendront un avis favorable à la proposition de mesure unilatérale présentée par la direction.
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